C'est un arrêté qui nous laisse perplexes et qui nous fait nous demander si la vie d'un animal ou celle d'un être humain a plus de valeur". C'est ainsi que le président de la province autonome de Trente, Maurizio Fugatti, a commenté l'ordonnance rendue aujourd'hui par le Conseil d'État, qui suspend l'abattage de JJ4 et MJ5, en confirmant le pouvoir de captivité de ce dernier.
"Après tout ce qui s'est passé, le chagrin et le deuil, les préoccupations de notre communauté, je me demande s'il y a encore du respect pour la vie humaine, mais aussi pour les communautés montagnardes du Trentin, qui sont obligées de vivre quotidiennement avec la présence de spécimens dangereux qui mettent en danger la sécurité publique", a-t-il déclaré.
L'esprit de l'ordonnance rendue aujourd'hui par le Conseil d'État est le même que celui qui a empêché la capture de JJ4, qui a ensuite été responsable d'un attentat meurtrier en avril dernier", poursuit le président de la province. Dans les prochaines heures, nous analyserons en détail toutes les implications juridiques de ce dernier acte, mais au-delà de ce qui a été décidé aujourd'hui par le Conseil d'État, je peux vous assurer qu'avec l'ensemble du Conseil, nous continuerons à travailler pour assurer une sécurité maximale à la communauté du Trentin, conscients et convaincus que la seule façon de la garantir pleinement est de prendre des mesures rapides et opportunes qui permettent également d'éliminer les spécimens dangereux".
Le Président Fugatti a également confirmé son engagement en faveur du plan de confinement des spécimens, actuellement examiné par le ministère compétent, "un plan que nous estimons nécessaire car l'étendue de notre territoire n'est pas compatible avec le nombre de spécimens présents aujourd'hui".
Date de publication: 14/07/2023