Description
Il s'agit d'aides destinées à la réhabilitation des alpages, dans le cadre de leur reconnaissance en tant que patrimoine culturel et naturel des exploitations agricoles, identifiés comme patrimoine bâti de montagne par la délibération n° 611 du Conseil provincial du 22 mars 2002.
La subvention vise à l'aménagement et à l'amélioration des pâturages et des alpages utilisés en commun, ainsi qu'à la mise en œuvre de tous les travaux et services nécessaires pour assurer ou améliorer leur gestion, y compris les infrastructures correspondantes, afin de valoriser et de protéger les pâturages et l'environnement naturel de montagne. Tout cela afin de préserver la tradition de l’estivage du bétail et d’éviter son abandon, qui aurait inévitablement des répercussions négatives sur les traditions rurales de la population agricole et sur l’attention portée à l’environnement montagnard fragile et à la biodiversité.
En particulier, les interventions concernant l’adaptation fonctionnelle des bâtiments :
- destinés au logement du personnel, à l’hébergement du bétail et aux dépendances correspondantes, seront financés conformément au règlement (UE) n° 2022/2472 ;
- destinés à la transformation et à la vente de produits laitiers, y compris les dépendances correspondantes, seront financés conformément au règlement de la Commission européenne relatif aux aides «de minimis»
| Par le terme « alpage » ou « malga » désigne un système comprenant les pâturages et les structures d’hébergement du bétail et du personnel chargé de sa garde. Ces zones sont toutes situées à haute altitude, entre 1 000 et 2 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, et sont réparties sur l'ensemble du Trentin, dans les différentes vallées ; elles sont principalement de propriété publique. Le système d’élevage du Trentin s’est toujours caractérisé par une durée d’environ 80 à 110 jours par an (de début juin à mi-septembre). |
Contraintes
| Une seule demandeparbénéficiaire peut être déposée, et cette demande peut porter surune seule alpage dans le cadre de l'initiative faisant l'objet de la présente délibération. |
| Au cours des années suivantes, et jusqu’à la fin de la période de validité durèglement (UE) n° 2022/2472, le Conseil provincial, par des mesures ultérieures, pour autant que des ressources soient disponibles dans le budget provincial, fixera les délais de dépôt des demandes et énoncera d’éventuelles indications procédurales supplémentaires, dans le respect des critères prévus par la présente délibération, qui sera communiquée à titre d’exemption, conformément au règlement (UE) n° 2022/2472, à la Commission européenne. |
| Les alpages bénéficiant de la subvention provinciale et les pâturages correspondants devront être exploités conformément au cahier des charges technico-économique et aux lignes directrices approuvées parla délibération n° 731 du Conseil provincial du 6 mai 2015. La vérification des aidesde minimisperçues par le bénéficiaire sera effectuée d’office par le biais de la base de données nationale sur les aides d’État. L’octroi de la subvention impliquel’obligationpour le bénéficiaire dene pas céder, de ne pas céderni, en tout état de cause, de ne pas détourner de leur destination les bienspour lesquels la subvention a été accordée, pendantau moins 10 ans, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi provinciale n° 4/03. Ce délai court à compter de la date de la demande de règlement final de la subvention. En cas de non-respect du délai mentionné au paragraphe précédent, les bénéficiaires sont tenus, sauf en cas de force majeure, de rembourser la subvention accordée au prorata de la durée résiduelle de la période en cours. La durée résiduelle est calculée à compter de la date de constatation des circonstances entraînant la révocation de l’aide jusqu’à la fin de la période concernée. Le montant correspondant doit être restitué, majoré des intérêts au taux légal à compter de la date de prélèvement du paiement. Le bénéficiaire de la subvention doit en tout état de cause permettre au personnel chargé de veiller à l’application de la réglementation en vigueur d’accéder librement aux installations et à la documentation relatives à l’objet de la subvention accordée. Le contrôle du respect des obligations incombant aux demandeurs en vertu de l’article 6 de la loi provinciale n° 4/2003 est prévu sur un échantillon représentant 5 % des interventions soumises à des conditions, conformément aux dispositions provinciales en vigueur en la matière, pendant la durée de validité. Le contrôle des déclarations tenant lieu de certification et des actes de notoriété sera effectué sur un échantillon d’au moins 5 % des dossiers, conformément aux dispositions provinciales en vigueur en la matière. |