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Rapport sur le statut Schengen

40 ans d'avantages considérables pour tous les citoyens de l'UE

Date de publication:

13/05/2025

© Provincia autonoma di Trento -

Description

40 ans après sa création, l'espace Schengen a apporté d'énormes avantages à l'UE et à ses citoyens en formant l'épine dorsale du marché intérieur de l'UE et en facilitant la vie de près de 450 millions de personnes. L'année dernière, l'espace Schengen a de nouveau été la destination la plus visitée au monde, accueillant plus d'un demi-milliard de visiteurs et stimulant la croissance économique dans l'ensemble de l'Union.

Au fil du temps, Schengen a évolué pour devenir un système solide et complet dans lequel les États membres, avec le soutien de l'UE, gèrent efficacement les frontières extérieures, la sécurité et les migrations de manière coordonnée.

Le rapport adopté le 23 avril examine le fonctionnement de l'espace Schengen et constitue la contribution de la Commission avant le Conseil Schengen de juin, qui célébrera les 40 ans de la signature de l'accord de Schengen.

État Schengen
L'État Schengen 2025 rend compte des réalisations, des défis et des évolutions de l'espace Schengen au cours du dernier cycle de la période 2024-2025. L'adhésion pleine et entière de la Bulgarie et de la Roumanie à l'espace Schengen renforce considérablement l'économie de l'UE et prouve que les États membres sont pleinement engagés dans l'amélioration de la coopération Schengen.

En outre, les exigences de Schengen sont devenues un aspect crucial du processus d'élargissement de l'UE, puisque tous les pays candidats doivent avoir mis en place des systèmes nationaux de gouvernance Schengen pleinement opérationnels au moment de leur admission dans l'UE. En outre, l'intensification des efforts de l'UE a entraîné une diminution des franchissements irréguliers des frontières extérieures de l'espace Schengen, avec environ 240 000 détections, soit le niveau le plus bas depuis 2021.

Le rapport montre que les règles de Schengen sont correctement appliquées et que les travaux se poursuivront dans les domaines suivants :

  • Poursuivre le renforcement de la gouvernance politique et opérationnelle. Le partage d'un espace sans frontières intérieures repose sur la confiance. Cela nécessite la mise en œuvre effective des règles convenues et l'utilisation d'outils d'information, de ressources et d'infrastructures communs. La Commission continuera à suivre les progrès accomplis au moyen du tableau de bord annuel de Schengen et à consolider le mécanisme d'évaluation et de suivi de Schengen. Ce mécanisme englobe les systèmes des pays de l'espace Schengen et des pays candidats à l'adhésion à l'UE.
  • Accélérer la mise en œuvre du cadre de numérisation pour prévenir les risques de sécurité. Cela est essentiel pour l'introduction prochaine du système d'entrée/sortie et du système européen d'information et d'autorisation de voyage (ETIAS). Il est essentiel de continuer à investir dans la recherche et l'innovation pour protéger l'espace Schengen en utilisant des solutions européennes de pointe à l'avenir.
  • Une approche adaptée à l'évolution du paysage sécuritaire, avec un cadre commun de renseignement, des actions opérationnelles conjointes et une coopération accrue entre les autorités répressives, y compris dans les régions frontalières intérieures. Comme annoncé dans la stratégie européenne de sécurité intérieure ProtectEU, la Commission travaillera à la mise en place d'un groupe de haut niveau sur l'avenir de la coopération opérationnelle entre les services répressifs dans l'ensemble de l'espace Schengen.
  • Préparation bien au-delà des frontières de l'UE en approfondissant les relations avec les pays partenaires voisins et au-delà. Ces dernières années, Europol et les États membres ont intensifié les travaux visant à améliorer la transmission et le traitement des informations provenant de pays tiers clés. Frontex a également renforcé son soutien aux pays candidats.
  • Des mesures efficaces pour renvoyer les personnes qui n'ont pas le droit de séjourner dans l'UE. En 2024, le retour des ressortissants de pays tiers qui n'ont pas le droit de séjourner dans l'espace Schengen a augmenté de près de 12 %, mais le taux de retour global doit encore être augmenté. Pour aider les États membres, la Commission a réalisé l'année dernière une évaluation de Schengen qui a permis d'identifier les meilleures pratiques pour des retours plus rapides et plus efficaces.
  • Action coordonnée dans l'espace Schengen: l'échange rapide et efficace d'informations entre les services répressifs reste l'un des outils les plus puissants pour prévenir et combattre la criminalité. L'UE dispose déjà d'outils solides pour la connaissance de la situation et l'analyse des risques, tels qu'EUROSUR et le système d'information Schengen. La Commission et le coordinateur Schengen continueront à aider les États membres à mettre en place une coopération opérationnelle transfrontalière efficace entre les services répressifs.

Schengen continuera d'évoluer, de s'adapter aux nouvelles réalités et de répondre à l'évolution du paysage géopolitique. La Commission travaillera avec les États membres pour exploiter pleinement le potentiel de Schengen en créant un espace de libre circulation prêt à relever les défis futurs. Pour relever les défis restants, le cycle de gouvernance Schengen 2025-2026 se concentrera sur la consolidation du cadre de gouvernance afin de renforcer la coordination des politiques, sur une approche structurée et cohérente de la coopération policière et sur l'accélération de la numérisation des procédures et des systèmes afin d'accroître la sécurité.

La Commission invite le Conseil Schengen de juin prochain à examiner le présent rapport sur l'état de Schengen 2025 et à adopter les priorités pour le cycle Schengen 2025-2026.

La Commission évalue l'état de Schengen chaque année depuis 2022, date à laquelle le Conseil de Schengen, le cycle Schengen et le nouveau tableau de bord Schengen ont été mis en place. Cet exercice marque la poursuite de l'initiative de la Commission visant à renforcer la gouvernance commune de l'espace Schengen et à assurer une réponse structurée, coordonnée et commune à ses défis.

Source : Commission européenne

Propriétaire de l'image : Représentation de la Commission européenne en Italie

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