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Nouvelles règles de l'UE sur les permis de conduire

Réduire les accidents sur les routes de l'UE et simplifier la bureaucratie pour les autorités et les citoyens


Date de publication:

27/03/2025

© Provincia autonoma di Trento -

Description

Le 25 mars, la Commission européenne s'est félicitée de l'accord provisoire conclu entre le Parlement européen et le Conseil sur son initiative visant à moderniser les règles de l'UE en matière de permis de conduire.

La nouvelle directive sur le permis de conduire vise à réduire le nombre d'accidents sur les routes de l'UE et à alléger les charges administratives qui pèsent sur les citoyens et les autorités. Pour atteindre ces objectifs, la directive contient plusieurs éléments clés, notamment l'introduction d'un permis de conduire numérique européen accessible par téléphone portable ou autre dispositif numérique et utilisable dans toute l'UE. En outre, un régime de conduite accompagnée à l'échelle de l'UE sera mis en place pour les conducteurs âgés de 17 ans, une mesure qui s'est avérée améliorer de manière significative la sécurité routière. Ce régime peut également être étendu aux conducteurs de camions âgés de 17 ans sous certaines conditions.

La nouvelle directive prévoit également une période probatoire à l'échelle de l'UE pour les conducteurs inexpérimentés, une mesure visant à réduire le risque d'accident chez les nouveaux conducteurs. Cette mesure est d'autant plus importante que deux accidents mortels sur cinq impliquent des conducteurs de moins de 30 ans. En outre, la directive introduira de nouvelles exigences en matière d'aptitude physique et mentale à la conduite.

La sécurité des piétons, des cyclistes, des scooters et des autres utilisateurs de micro-mobilité est également une priorité de la nouvelle directive. Les conducteurs devront prouver qu'ils sont conscients des risques encourus par ces usagers de la route vulnérables lors des examens théoriques et pratiques. Les nouvelles règles permettront également la reconnaissance des permis délivrés dans certains pays tiers qui disposent d'un cadre de sécurité routière similaire à celui de l'UE.

Permis de conduire numérique
Les nouvelles règles introduiront un permis de conduire entièrement numérique, disponible sur un téléphone portable ou un autre appareil numérique. Il sera délivré dans le portefeuille d'identité numérique de l'UE. Cette innovation simplifiera les procédures administratives tant pour les citoyens que pour les autorités nationales, tout en facilitant considérablement l'échange, le renouvellement et l'échange de permis lorsqu'on se déplace d'un État membre à l'autre.

Après une courte période de transition, les permis de conduire numériques seront délivrés automatiquement dans tous les États membres. Toutefois, les permis de conduire physiques resteront disponibles sur demande, en particulier pour les personnes qui ne possèdent pas de smartphone ou qui préfèrent ou ont besoin d'un document physique (par exemple, lorsqu'elles se rendent dans des pays tiers qui ne reconnaissent pas les permis numériques).

Programmes de conduite accompagnée pour les conducteurs âgés de 17 ans
La nouvelle directive introduit un régime de conduite accompagnée à l'échelle de l'UE pour les conducteurs de voiture âgés de 17 ans (catégorie B). Il a été prouvé que les systèmes de conduite accompagnée améliorent considérablement la sécurité routière. Les États membres auront la possibilité d'introduire un tel système sous certaines conditions également pour les conducteurs de voiture âgés de 17 ans (catégories C1, C1E et C), avec une reconnaissance mutuelle de ces systèmes entre les États membres qui l'appliquent. Cette mesure réduit l'écart entre l'école et le volant, contribuant ainsi à attirer davantage de jeunes vers la profession de conducteur.

Des règles plus strictes pour les conducteurs novices
La nouvelle directive introduit une période probatoire d'au moins deux ans pour les conducteurs novices, au cours de laquelle ils seront soumis à des règles et à des sanctions plus strictes dans toute l'UE. Cette mesure est essentielle car, bien que les jeunes conducteurs ne représentent que 8 % de l'ensemble des automobilistes, 2 accidents mortels sur 5 impliquent un conducteur ou un motocycliste de moins de 30 ans.

Contrôles plus systématiques de l'aptitude à la conduite
L'aptitude à la conduite des titulaires de permis de conduire sera à l'avenir vérifiée de manière plus systématique. La nouvelle directive contient plusieurs dispositions visant à vérifier si un conducteur est toujours apte à conduire (physiquement et mentalement). Au minimum, les conducteurs seront invités à procéder à une auto-évaluation avant la délivrance de leur permis et à chaque renouvellement de celui-ci, ou à se conformer à d'autres systèmes d'évaluation conçus à l'échelon national.

Meilleure protection des usagers de la route vulnérables
Afin de mieux protéger les usagers de la route vulnérables tels que les piétons, les cyclistes et les utilisateurs de scooters électriques et d'autres dispositifs de micro-mobilité, la nouvelle réglementation adapte les exigences en matière de formation et d'examen afin de mettre davantage l'accent sur la sécurité de ces groupes.

Adapter les règles d'octroi des permis aux progrès techniques
Afin d'aligner les normes de délivrance des permis de conduire sur les progrès techniques des véhicules et sur la transition vers des véhicules sans émissions, les nouvelles exigences en matière de tests permettront, par exemple, d'évaluer les connaissances et les compétences liées aux systèmes avancés d'aide à la conduite et à d'autres technologies automatisées.

Promotion de l'utilisation de véhicules à propulsion alternative et d'autres véhicules spéciaux
La nouvelle directive sur le permis de conduire permet également de conduire des véhicules alimentés par des carburants alternatifs, y compris des véhicules d'urgence, d'un poids maximal de 4,25 tonnes (au lieu de 3,5 tonnes) avec un permis de catégorie B. Cette mesure tient compte du fait que les véhicules à moteur alternatif ne sont pas considérés comme des véhicules de secours. Cette mesure tient compte du fait que les véhicules alimentés par des carburants alternatifs sont souvent plus lourds que les véhicules à propulsion conventionnelle, par exemple en raison du poids de la batterie, et devrait donc favoriser leur pénétration sur le marché, puisqu'il n'est pas nécessaire d'avoir un permis de catégorie supérieure pour les conduire.

De nouvelles règles seront également introduites pour permettre aux conducteurs titulaires d'un permis de conduire de catégorie B d'acquérir, après une formation ciblée ou un examen décidé par l'État membre, des droits supplémentaires pour conduire des autocaravanes lourdes.

Reconnaissance à l'échelle de l'UE des permis de conduire de l'UE délivrés en échange de permis de conduire de certains pays tiers
Actuellement, les permis européens délivrés dans un État membre de l'UE en échange de permis de conduire d'un pays tiers portent le code "70" et ne doivent pas être reconnus par les autres États membres si leurs titulaires y résident. La nouvelle directive prévoit la reconnaissance à l'échelle de l'UE des permis européens délivrés en échange de permis délivrés par certains pays tiers qui disposent d'un cadre de sécurité routière similaire à celui de l'UE. En collaboration avec les États membres, la Commission évaluera et décidera, pays par pays, quels pays tiers devraient bénéficier de ce traitement.

Permettre aux citoyens d'obtenir un permis de conduire dans leur État membre d'origine sous certaines conditions
L'obtention d'un permis de conduire ne devrait pas être un test linguistique. Par conséquent, les nouvelles règles permettront aux citoyens d'obtenir un permis de conduire dans leur État membre de nationalité si l'État membre dans lequel ils vivent ne fournit pas d'interprétation ou de traduction dans leur langue (UE) lorsqu'ils souhaitent obtenir leur premier permis de conduire de catégorie B (voiture).

Le Parlement européen et le Conseil vont maintenant adopter formellement la nouvelle directive, qui entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'UE. Les États membres disposeront de quatre ans pour transposer la directive en droit national.

La sécurité routière est un problème social important. En 2024, près de 20 000 personnes ont été tuées dans des accidents de la route dans l'UE. L'UE s'est fixé l'objectif ambitieux de réduire à zéro le nombre de tués sur les routes d'ici à 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de 50 % du nombre de tués d'ici à 2030.

La sécurité routière est une responsabilité partagée entre l'UE et les États membres. Alors que les autorités nationales et locales mènent la plupart des actions quotidiennes, l'UE contribue à l'élaboration de normes de sécurité pour les infrastructures et les véhicules, ainsi que pour les examens et les permis de conduire, coordonne la coopération transfrontalière entre les autorités et les efforts d'échange de bonnes pratiques, et finance des projets de sécurité routière.

La directive sur laquelle un accord a été trouvé fait partie du paquet sur la sécurité routière, une série de trois propositions législatives que la Commission a présentées le 10 mars 2023.

Source : Commission européenne

Propriétaire de l'image : Représentation de la Commission européenne en Italie

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